Exposition « l’art du pastel de Degas à Redon »

Au Petit Palais du 15 septembre au 17 décembre 2017

Nouvelle incursion au Petit Palais pour une expo inhabituelle, autour des pastels de la collection permanente.

Il faisait beau, à l’heure du déjeuner, le temps était étrangement doux et venteux sur Paris et il suffisait de fermer les yeux pour imaginer être à Perros Guirec ou à La Rochelle… pourtant nous étions bien à Paris, avec Michèle, et c’était tant mieux car, une fois passées les quelques marches à notre gauche l’exposition : L’art du pastel de Degas à Redon nous tendait les bras.

Epoustouflante, libre, colorée

Ce sont ces 3 adjectifs qui demeureront dans votre esprit lorsque vous sortirez des portes majestueuses du Petit Palais. Car cette exposition est une fête pour les yeux, un casse-tête pour qui cherche à comprendre comment ont été réalisées ces œuvres et une formidable galerie de sujets pris sur le vif.

Fragile, considéré comme mineur par beaucoup, souvent cantonné à des travaux d’esquisses pour des œuvres dites majeures, le pastel a enfin son exposition. C’est un vrai plaisir que de déambuler dans les salles, parmi ces dessins aux teintes souvent extraordinairement fraiches, au milieu d’une galerie de personnages et de paysages vivants. Car l’une des forces du pastel c’est sa rapidité d’exécution et c’est ce qui nous donne, notamment, des portraits particulièrement vivants (comme le visage d’enfant visible ci-dessous par Mary Cassatt).

 Margot Lux avec un large chapeau (détail), Mary Cassatt, vers 1902.

Ce que donne aussi à voir cette exposition, c’est la liberté de traitement permise par le pastel. Qu’il s’agisse de la danseuse de Fernand Pelez qui semble être un négatif photographique ou du portrait d’Ernestine réalisé Eugène Vidal avec ses « trames » entrecroisées  empruntées aux impressionnistes, il s’est parfaitement prêté aux expérimentations picturales qui ont accompagné le XIXe siècle.


Danseuse penchée en avant pour ajuster son collant, Fernand Pelez, 1905.

 Ernestine, Eugène Vidal, vers 1904.

Car l’exposition du Petit Palais est surtout une exposition du XIXe siècle, comme l’indique sans ambiguïté son nom. Pour ceux qui pensent trouver un panorama historique et complet du pastel à travers les âges passez votre chemin ! Il est ici surtout question de XIXe siècle, avec de remarquables artistes certes, mais presque exclusivement de XIXe siècle tout de même. Ceci tient aux collections même du Palais, qui nourrissent cet accrochage, mais on regrette de ne pas en voir plus et voir plus loin dans le temps tant le spectacle vaut le détour.

Voici donc quelques éléments qui vous permettent de vous faire une idée sommaire de l’exposition en cours, le mieux étant, bien sûr, de vous y rendre et de vous faire votre avis vous-même !

 Portrait de la femme à l’aigrette (détail),  René Gilbert, 1909.

On y va ?

Oui pour :

  • voir un medium rarement montré, du moins dans une exposition dédiée, cela mérite le détour en soi,
  • les couleurs, les couleurs !
  • des portraits stupéfiants, souvent émouvants,
  • la diversité de traitements avec une même technique ; les amoureux du dessin ne doivent pas rater ce rendez-vous.

Ce qui pourrait dissuader :

  • des salles trop petites compte tenu du nombre d’œuvres,
  • le tarif,
  • pas d’indications systématiques sur le type de pastel et la technique de l’œuvre accrochée,
  • un cartel qui aurait évoqué la technique et l’histoire du pastel.

Informations pratiques –

Pour accéder au site du de l’exposition cliquez sur cette phrase.

  • Avenue Winston Churchill 75008 Paris
  • Tel : 01 53 43 40 00
  • Gratuit : – 18 ans
  • Du mardi au dimanche de 10h à 18h
  • Le vendredi jusqu’à 21h

Notes –

  • Textes et photos prises par l’auteur du présent blog dans les salles de l’exposition.
  • Affiche de l’exposition du Petit Palais.

 

Enlèvement d’Europe (détail), Albert Cresswell, avant 1918.

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