L’exposition Elisabeth-Louise Vigée Le Brun

Indispensable expo… qui laisse sur sa faim

C’est une exposition tout à fait hors normes et la première rétrospective française consacrée à cette portraitiste française, dont la vie couvre…

… la fin de l’Ancien Régime, la Révolution et les premières décennies du XIXe siècle, qui se tient depuis septembre au Grand Palais.

Il était temps de voir, à Paris, une telle expo, consacrée à la femme peintre qui a témoigné, peut-être avec le plus talent, de l’esprit de ces années par le biais d’une galerie tout à fait considérable de portraits. Images du pouvoir, images magnifiées d’hommes et de femmes, images de la tendresse maternelle, Elizabeth Vigée Le Brun a traduit tout cela dans des portraits sensibles et généralement remarquables.

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LE VERDICT

Il faut ne faut donc pas rater cette exposition de 130 œuvres qui témoignent du parcours à travers le temps, elle a vécu 87 ans et à travers l’espace, émigrée elle a vécu en Italie, en Autriche, en Russie et a fait de fréquents séjours en Angleterre. Pour autant il faudra deviner ces changements car ses thématiques et ses peintures demeurent sensiblement les mêmes ; seuls les individus, tracés sur les toiles viennent chacun témoigner de leur singularité. On ne pourra pas non plus oublier que ces derniers appartiennent tous à la caste des puissants ; qu’ils soient aristocrates ou bourgeois. Le sujet pourrait donc ne pas être passionnant si l’on lit ces lignes et elles ne vous donneront peut-être pas l’envie de vous déplacer jusqu’au Grand Palais… mais…

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Ce serait cependant oublier que ces peintures sont empreintes d’une grande sensibilité, d’une grande finesse et procurent un véritable plaisir au regard ; que celui-ci tombe sur de subtiles couleurs ou de surprenants effets de textures. Pour toutes ces qualités, peut-être la base de l’art du peintre, il faut aller à l’exposition Vigée Le Brun !

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CE QUI ME MANQUE

Mais tout n’est pas idéal dans cette exposition… loin s’en faut. On n’arrive pas à tracer, à deviner, qui était véritablement Elisabeth ? La succession des salles, la scénographie linéaire chronologique et biographique ne nous y aident pas. Les cartels n’apportent pas beaucoup de détails à son sujet, et l’auteur des œuvres que l’on contemple demeure flou difficile à approcher. On déduit facilement qu’elle était une monarchiste convaincue, mais à quel point… ? on apprend qu’elle divorce de son mari du fait de leur séparation géographique mais quelle était sa vie intime durant ses longues années d’exil. Beaucoup trop de points demeurent incertains et c’est dommage car ils apporteraient à coup sûr un coup d’œil plus aigu aux spectateurs du Grand Palais.

Mais pour cela il suffit sans doute de lire les imposants mémoires qu’elle a laissés et que l’on peut se procurer à la boutique de l’exposition(1).

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Infos pratiques

GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris Serveur vocal : 00 33 (0)1 44 13 17 17

23 Septembre 2015 – 11 Janvier 2016

Mercredi de 10h à 22h Les autres jours de 10h à 20h Fermé le mardi   Fermeture le 25 décembre Fermeture anticipée à 18h les 24 et 31 décembre

Plein tarif : 13 € Tarif réduit : 9 € Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes entre 16 et 25 ans) : 35 € –

Site de l’exposition : cliquez-ici

 

  • (1) Elisabeth Vigée Le Brun, Souvenirs 1755-1842, Tallandier, 2009.
  • Photos prises, parfois recadrées, au Grand Palais par l’auteur.

 

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